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PRESENTATION DEMBAChères mesdames et chers messieurs,
Je m’appelle Demba Konaté et je
suis un ressortissant malien habitant aux Pays-Bas.
C’est par l’intermédiaire de mon
grand frère Salif aujourd’hui disparu mais qui était installé ici en famille à
Amsterdam, que j’ai fait la connaissance de Bernadette. Bernadette et Cees
étaient liés à Salif par des liens d’amitié très forts. Ils ont fait beaucoup
pour mon frère qui savait compter sur eux. Cette amitié s’est prolongé au-delà
des mers et continents jusqu’à Bamako dans ma famille. Ma famille à Bamako
accueille toujours avec plaisir Cees et Bernadette, ils y sont hébergés dans la
simplicité d’un milieu traditionnel africain.
C’est au nom de cette proximité
sentimentale que je veux témoigner ici à la demande Bernadette, et raconter mon
parcours de vie.
Né et élevé au Mali dans la
capitale Bamako, je suis arrivé aux Pays-Bas. J’étais sans emploi, sans
situation et désemparé dans ce monde nouveau et si différent de chez moi.
C’était pour moi un saut dans l’inconnu sans parachute.
A mon arrivée aux Pays-Bas au mois
de février en plein hiver et je ressentais particulièrement ce temps glacial.
J’étais tellement frigorifié, j’était étonné de voir sortir de ma bouche quand
je l’ouvrais comme un nuage. Ceci augmentait mon désarroi à tel point que je me
demandais si j’avais fait le bon choix en venant ici.
Au départ c’était
très difficile, mon rêve d’être riche rapidement dans un pays riche et de
retourner ensuite au Mali s’éloignait déjà peu à peu. Je m’aperçois vite que ça
ne se passe pas comme ça, que l’eldorado que j’avais plein la tête devait faire
place à un désenchantement.
Peu de temps
après, l’idée m’est venue de chercher à
gagner ma vie en vendant des objets d’art africain. Au début cela
marchait assez bien. J’envoyais une partie des bénéfices au Mali si possible.
Mais c’était si difficile que j’ai réalisé que je ne pouvais pas devenir riche
facilement. Au milieu d’autres compatriotes je vivais presque comme au Mali. Je
sirotais le thé à la malienne avec d’autres. J’ai gardé aussi les enfants des
autres, et je rendais de menus services, des courses souvent. Poli et discipliné
j’étais disponible pour les autres comme on nous apprend au Mali à respecter et
obéir aux personnes plus âgées.
Au bout d’un an le bonheur
devait me sourire avec la rencontre de Joke. Elle me prenait par le bras et
m’apportait chaleur et réconfort. Elle est toujours aussi sublime !
Grace à Joke qui est devenue mon
épouse, j’ai reçu un permis de séjour aux Pays-Bas. J’avais ainsi le droit de
travailler et de me former.
Depuis 12 ans je travaille dans un
hôpital au département de facilité ( ?).Nous avons eu deux charmants fils.Quand
je regarde ma vie maintenant j’observe avec bonheur beaucoup de choses, mais
également certaines pratiques avec lesquelles j’ai du mal encore.Par exemple je
n’aime pas fixer un rendez-vous très précis, je
n’ai pas pu aimer la ratatouille, je ne me fais pas à mes anniversaires avec
cadeaux, mais je sais que cela fait partie de la vie en société d’ici.
Je me suis obligé à tout partager
avec ma femme. Au Mali les femmes et les hommes vivent séparément, les hommes
peuvent se retrouver souvent entre eux.En vivant depuis 17 ans en
Hollande, je finis par penser comme les hollandais.Aussi, je trouve maintenant
pesant la pression familiale malienne. Je trouve irritant lorsque ma mère tente
de m’oblige à faire ce que je ne veux pas. Je vis actuellement à la croisée des
chemins ; les deux cultures malienne et néerlandaise souvent
contradictoires.Chaque fois je dois réfléchir et faire la synthèse avant de
prendre une option.Mais je suis dire que je suis heureux de vivre la liberté que
j’ai ici.Je suis libre, personne ne cherche à me guider ou à contrôler mes
actes, je ne rend compte qu’à ma femme et
mes enfants.
Je suis content de
pouvoir soutenir ma famille au Mali et je suis heureux avec ma famille ici. A
côté de cela j’aime beaucoup prendre faire et prendre du thé à la malienne avec
mes amis et compatriotes ici à Amsterdam, échanger et regarder le télé malienne.Mon rêve comme toujours c’est de
ramasser un million dans la rue.Je suis venu aux Pays-Bas pour de trouver de
l’argent, si j’en trouve beaucoup j’en serai très heureux. Mais je suis aussi
heureux avec ma famille et je m’amuser bien avec mes proches.Faire connaître mon
histoire personnelle et être compris des gens cela me fait plaisir, c’est aussi
pour ça que j’aime Cees et Bernadette qui me connaissent et me comprennent si
bien.
J’espère que le
livre sera un grand succès et aura beaucoup de lecteurs.Il ne reste plus qu’à le
traduire en français afin que le public malien aussi après le public hollandais
puisse le lire avec j’en suis sûr énormément de plaisir et d’intérêt.
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